Étrangers de Cara Solak

Étrangers

Cara Solak

Romance – Science fiction

La « grande catastrophe » a rendu stérile une bonne partie de la population il y a près de 25 ans. Depuis, des cités ont été créées pour regrouper les féconds, les protéger et assurer l’avenir de l’humanité.

Lilas vit à Valéria, la cité qui rassemble les procréateurs de l’ancienne Europe. Si elle a un appartement, un travail à l’hôpital au ministère de la procréation, sa vie ne ressemble en rien à celle du reste du monde.

Répression – accouplement millimétré dans le but d’enfanter – surveillance. Voici la vie à Valéria.

Et si al sécurité trouvée ne valait pas l’absence de liberté ?

Et si cet étranger venu de l’extérieur faisait basculer toutes ses convictions ?

Sexe, amour, trahison … et si tout n’était qu’illusion ?

Une toute nouvelle maison d’édition pleine de promesses.

J’ai découvert Plumes du web il y a très peu de temps, suite à la reprise de mon histoire sur Wattpad. En cherchant un peu sur le site, je me suis rendue compte que certaines histoires avaient été publiées par cette toute jeune maison d’édition, et j’ai donc décidé d’aller jeter un œil à leurs publications.

J’ai trouvé les livres de bonne qualité au niveau du travail graphique et je la garde dans un coin de ma tête pour mes prochaines lectures. Le principe de cette maison est assez simple : comme son nom l’indique, elle se consacre aux récits déjà publiés sur le web ! C’est donc en farfouillant un peu que je suis tombée sur Étrangers de Cara Solak.

C’était pas trop mal, mais …

Le problème avec ce roman, c’est qu’il est bourré de cliché. On a tout d’abord la fille qui ne comprend pas ce qui lui arrive et qui est en totale détresse, puis le gars qui est hyper protecteur et viril et qui fait tout pour être le « mec » de l’histoire.

Viennent ensuite les grands méchants qui, il faut le dire, ne sont pas vraiment originaux, ainsi que les protagonistes annexes, gentils ou pas, qui baignent eux aussi dans les stéréotypes.

On va donc retrouver l’ami hyper froid mais sur qui on peut finalement bien compter, la pote hyper excitée et super sympa qui t’intègre tout de suite ou encore ceux qui sont un peu distants mais qui, au final, décident de te faire confiance.

Une autre chose qui m’a chiffonnée, c’est la fin que je qualifierais de …. totalement WTF. Je n’ai rien vu venir, mais pas forcément dans le bon sens du terme car je n’ai presque rien compris. Elle n’a pas de sens et arrive comme un cheveu sur la soupe.

ON EST EN 2019 BON SANG !

Une autre chose qui m’a énormément dérangée et qui, pour le coup selon moi, est plus « grave » qu’un simple cliché : c’est la place de la femme dans le roman.

Sans vous spoiler ou vous dire de quel personnage je parle, je vais vous expliquer un peu mon point de vue.

Hormis le fait que les protagonistes féminines sont surprotégées par les personnages masculins – comme si elles n’étaient que de petites choses fragiles incapables de se défendre – il y a autre chose qui m’a hérissé le poil.

À un moment donné dans le roman, on assiste à un mariage. Jusque là rien de bien problématique, jusqu’à ce qu’on arrive à la première dispute du couple où l’homme dira clairement à sa femme un truc du genre : Tu es ma femme, je fais ce que je veux.

Un peu plus tôt dans le roman d’ailleurs, avant cette fameuse dispute, la femme elle-même se demandait « à quelle sauce elle allait être mangée » car, l’homme étant maintenant son mari, il avait tous les droits sur elle.

Alors autant ça ne me dérange pas d’avoir un peu de cliché type damoiselle en détresse, autant réduire la femme à la servante et à l’exécutrice des ordres donnés par un homme, ça ne passe pas, mais alors pas du tout. Le problème ici est que ce comportement n’est pas réellement remis en cause, que ce soit par le protagoniste masculin lui-même, sa femme ou ceux qui assistent aux disputes.

Trouvons le positif !

Certes, quand on lit la chronique, on peut se dire : elle est un peu dure ; elle a vraiment déteste ce livre.

Eh bien non.

Je n’ai clairement pas adoré, mais ça tient plus à la place de la femme dans le roman qu’aux clichés en eux-même. Et même si la fin ne m’a pas transcendée, je ne peux nier qu’il se lit assez vite. L’écriture est simple mais efficace, la lecture est fluide et les pages se tournent bien.

Je retiens tout particulièrement un monde plutôt original et une base d’histoire vraiment pas mauvaise. Je pense juste que l’autrice a peut être voulue aller un peu trop vite et a parfois écrit ses rêves plutôt que ce qui était probable.

2 commentaires sur “Étrangers de Cara Solak”

  1. Je suis du même avis, ça m’a beaucoup déranger le fait qu’elle rabaisse un peu la femme mais je me suis dit c’est sûrement parce qu’elle a grandi comme ça, la fin est WTF, y’a le tome 2 sur Youboox, rien à voir avec le premier tome, deux univers différents.

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    1. Ouais franchement ça m’a pas du tout convaincu. Déjà le fait de passer d’un univers très SF à un truc moyen ageux j’étais pas fan, mais en plus le traitement de la femme & l’histoire qui va trop vite, le manque de crédibilité, vraiment pas pour moi ^^

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