Chronique : Nox de Yves Grevet

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résumé

Dans une ville basse enveloppée d’un brouillard opaque – la nox –, les hommes sont contraints de pédaler ou de marcher sans cesse pour produire leur lumière. Comme l’espérance de vie y est courte, la loi impose aux adolescents de se marier et d’avoir un enfant dès l’âge de dix-sept ans.
Lucen a peur de perdre celle qu’il aime, la rebelle Firmie, qui refuse de se plier à la règle. Il sent aussi ses meilleurs amis s’éloigner de lui. L’un d’eux, Gerges, s’apprête à rejoindre la milice qui terrorise les habitants, un autre, Maurce, un groupe hors-la-loi. C’est l’heure pour Lucen de faire des choix qui détermineront toute son existence.
Au même moment, dans des territoires épargnés par la nox, la jeune Ludmilla ne se résigne pas au départ forcé de Martha, la gouvernante qui l’a élevée, injustement renvoyée par son père. Elle décide de tout tenter pour la retrouver.

monavis

Une lecture inégale.

Quand j’ai commencé Nox, j’avoue que j’étais plutôt emballée. L’écriture était bonne et l’histoire tout aussi originale que les personnages. J’étais curieuse et les 100 premières pages se sont tournées extrêmement vite. Aucune longueur n’était à déplorer et le rythme était bon (ni trop lent, ni trop rapide).

Et puis, au fur et à mesure de mon avancée dans le récit, un sentiment de malaise a commencé à m’envahir. Pas par rapport au thème de l’histoire ou à ce qui s’y déroulait, mais plutôt à la manière dont c’était fait. J’ai eu donc un très bon départ, avec un milieu plus qu’en demi-teinte et une fin pas trop mauvaise.

Une manière d’écrire particulière.

Je n’avais encore jamais lu d’Yves Grevet jusqu’à maintenant, je ne savais donc pas à quoi m’attendre. Et si, comme je le dis ci-dessus, j’ai été agréablement surprise au début, un schéma récurrent tout au long du roman a commencé à me faire grincer des dents : le fait que l’auteur revenait toujours en arrière pour refaire vivre les scènes plusieurs fois pour avoir le point de vue de différents personnages.

Je ne suis pas contre ce genre de méthode, qui peut même être très intéressante et permettre de mieux comprendre certains protagonistes et de plus se lier à eux. Mais quand presque chaque chapitre est une répétition du chapitre précédent, ça devient vraiment lassant et, même si le roman est petit, on a l’impression de pédaler dans la semoule et de ne pas avancer.

Profondeur et contre-pied.

Je n’ai pas vraiment accroché avec les personnages, tout simplement parce qu’ils ne m’attiraient pas et n’avaient pas un caractère qui correspondait à ce que je recherchais. Je les trouvais un peu plat malgré leur histoire. Cependant, je ne peux que constater l’effort de l’auteur pour ne pas tomber dans le cliché du trio amoureux. De plus, même si j’ai trouvé certains protagonistes un peu vide, paradoxalement, j’ai aussi déniché une certaine profondeur dans leur manière d’agir – c’était peut-être dû au récit en lui-même, je ne sais pas encore.

En gros ?

Mitigée. L’histoire m’a finalement déçue et les personnages n’ont pas su voler mon cœur et remonter le niveau. Je saluerais tout de même l’originalité de base du récit qui est juste mal développée selon-moi, ainsi que les petits moments où Yves Grevet aura su me surprendre.

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3 réflexions sur “Chronique : Nox de Yves Grevet

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