Chronique : Néachronical de Jean Vigne

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Après avoir fait le mur pour aller à un rendez-vous nocturne, Néa, 15 ans, se réveille à demi-embourbée dans les marais locaux. Sur le chemin du retour, l’esprit embrumé, elle tente de rassembler des souvenirs qui lui échappent. D’autant plus qu’une fois chez elle, ses parents, sous le choc, lui apprennent que son absence a en fait duré plus de cinq ans.
C’est désormais une jeune femme qui doit reprendre sa vie là où elle s’était arrêtée, c’est à dire au lycée. Seulement, le fossé avec ses camarades se creusent de jour en jour, pas seulement à cause de l’âge, mais également parce qu’une série d’événements inexplicables la rend différente du lycéen lambda. Et du genre humain…
Maintenant, Néa n’a plus qu’une idée en tête : retrouver la mémoire afin de comprendre ce qu’il lui arrive.

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Le cerveau complètement embrumé.

Je viens tout juste de terminer ce roman de Jean Vigne qui trainait depuis pas mal de temps sur ma Kindle. Je l’avais acheté en dématérialisé parce que, soyons honnêtes, Les éditions du chat noir, en papier, ça pique un peu.

Du coup, après quelques tentatives qui s’étaient avérées peu – voire pas – payantes, j’ai décidé de me replonger dans ce roman quelque peu spécial, assurément sombre, totalement déjanté, et qui met vraiment mal à l’aise.

Du coup, devant tout ça, moi et mon petit cerveau, on est un peu partis en roues libres.

Pas si original que ça.

C’est souvent ce que je vois quand on parle de ce livre.

Alors certes, il sort quelque peu des sentiers battus, mais au final, le résultat est le même que dans beaucoup d’autres romans :  une héroïne (ici on a pris le parti de la faire imbuvable et exécrable au possible) qui se réveille après quelques années de disparition, dans le brouillard total et sans aucun souvenir. Une équipée de méchants (presque trop méchants), une quête, bref le classico classique, en somme.

Mais quand même un peu.

Pour moi, l’innovation tient au fait qu’il n’y a aucune histoire d’amour, chose qui arrive très souvent dans ce genre de roman urban fantasy. L’ambiance du récit est aussi quelque chose qui joue. Qu’on aime ou qu’on n’aime pas, l’univers dans lequel évolue l’héroïne est sombre. Rien ne lui est épargné, mais elle n’épargne personne non plus.

Le récit est intéressant, et c’est quelque chose qu’on n’a pas forcément l’habitude de lire dans la mise en place de l’histoire.

Une écriture qui ne laisse pas de marbre.

Autant le dire tout de suite, je n’ai pas été une très grande fan de la plume de Jean Vigne. Un coup de crayon incisif, certes, mais bien trop pompeux à mon goût, avec des phrases à rallonge, des descriptions qui n’en finissent pas et un besoin de faire des métaphores à chaque phrase. Du coup, j’ai eu du mal à accrocher, un peu lassée parfois.

J’ai aussi notée beaucoup de répétitions. Oui, on a compris que Néa est une belle rousse, que tous les hommes (qu’ils le doivent ou pas d’ailleurs) la désirent, qu’elle a une grande gueule, un sale caractère, que Bezan est totalement con mais beau goss… BREF. Pas vraiment ma tasse de thé.

Parlons maintenant des personnages.

Pas accroché non plus.

Néa, elle est juste impossible à vivre. J’ai trouvé son mauvais caractère beaucoup trop poussé, ça devenait ridicule.

Je n’ai pas aussi aimé les méchants, qui l’étaient presque trop à mon goût, vraiment caricaturaux. J’ai aussi eu un gros problème avec le fait que tout soit noir dans ce roman. Pas une once de positivité.

Néa voit toujours le mauvais côté des choses et grogne tout le temps, ses parents, même s’ils restent normaux, sont aussi caricaturés dans le côté passif. Presque impotents. On a aussi bien évidement les grands méchants dont je ne reparlerais pas. Même le médecin est un vrai con, les profs sont eux aussi tous des enfoirés, et je ne parle pas des forces policières.

Bref, je trouve que ça enlève toute crédibilité au roman.

Le mot de la fin ?

Si j’ai longtemps hésité pour ce roman, en ne sachant pas trop si j’avais aimé ou non, je pense que ma chronique tranche pour moi.

Hélas, ça ne l’a pas vraiment fait avec moi. Je ne nie pas le potentiel de ce livre et n’exclue pas d’en lire la suite, mais je pense que ce ne sera pas dans mes priorités. Beaucoup trop de points faibles pour moi (malgré une couverture magnifique).

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20 réflexions sur “Chronique : Néachronical de Jean Vigne

    1. J’ai beaucoup hésite en faisant ma chronique ! J’étais tellement perdue que je ne savais pas si j’avais aimé ou non, mais au final, beaucoup trop de points faibles à mon goût. L’histoire n’en a pas l’air moins intéressante pour autant mais ce n’est pas dans mes priorités de lecture clairement ^^

      Aimé par 1 personne

  1. Mais les exemplaires papier du Chat noir sont très bien dis ! XD en plus c’est une petite maison d’édtion et ils sont trop gentils et tout ! Nan il ne faut pas hésiter à les soutenir au contraire ^^
    Bon sinon à part ça, ta chronique me donne pas hyper envie, je ne pense pas que je vais me laisser tenter ^^
    Des bises ! (PS : l’article sur la Corée arrive ce soir OMG)
    Kin

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    1. Ohyeah vivement ce soir eheh
      Mais j’aime bien le chat noir je trouve que c’est cool d’avoir encore de jolies maisons d’édition indépendantes mais j’aime rarement ce qu’ils font hélas. J’ai du mal à comprendre leur ligne éditoriale ^^ j’avais adoré le souffle de midas mais sinon y’a rien qui me chauffe vraiment ^^

      Aimé par 1 personne

      1. Ah je comprends, en plus des fois les différences entre elles sont assez subtiles ^^ mais les chatons hantés sont très bien identifiables, ils ont une charte graphique spécifique et pas le même format (c’est la deuxième fois que je fais la pub des chatons hantés à deux personnes différentes en moins de cinq minutes lol)

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  2. J’avais tenté de le lire l’année passée lors d’un week-end lecture et je m’étais dit que ce livre allait être parfait pour ça ! Je n’ai pas lu 100 pages et j’ai compris que ce n’était pas ce que je recherchais à ce moment là. Je ne l’ai jamais repris, le trouvant déjà très sombre, je n’ai pas été plus loin.

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