Campus Drivers : Supermad de C.S Quill

Campus Drivers : Supermad

C.S Quill

Romance contemporaine New Adult – [ + 18 ]

L’année universitaire qui débute promet d’être radieuse pour Lane O’Neill. Campus Drivers, l’application qu’il a fondée avec ses meilleurs amis, cartonne. Le concept est simple : jouer les taxis pour étudiant, au volant de voitures de collection. Les filles en raffolent, et les quatre chauffeurs ont à coeur de ne jamais décevoir leur clientèle. Lane n’a qu’un seul défaut aux yeux de la gent féminine : il ne s’attache pas. Jamais. Dès qu’il pousse la porte de chez lui, il aspire à ce qu’on lui fiche la paix. Alors comment se retrouve t-il à héberger Lois Hogan, la fille que son voisin vient de larguer ?

Je pense que vous commencez à me connaître maintenant, mais je ne suis pas le genre de lectrice à s’arrêter à une plume. Quand cette dernière est belle, c’est un plus, mais ce n’est pas ce qui me fait rester ou non sur un roman. Partant de ce postulat, je ne peux quand même m’empêcher de remarquer le style d’écriture très moyen de C.S Quill. Autant j’ai trouvé que les pages se tournaient assez vite, autant j’ai vraiment levé les yeux au ciel plus d’une fois à sa manière d’exprimer les choses, qu’il s’agisse des sentiments, des descriptions de manière générale ou même des dialogues.

Les tournures de phrases sont souvent vulgaires … mais pourquoi ? Je ne suis pas certaine d’y voir une utilité. Oui, nous sommes dans du New Adult, mais il serait peut être temps de faire rimer ce genre avec autre chose que : vulgaire et simpliste. Il y a bien des manières de décrire les choses, et je trouve que l’autrice (ou la traductrice / le traducteur ?) n’a fait que très peu d’effort de ce côté là.

Ici, il n’y a de romance que le nom. Ce n’est pas pour autant que je n’ai pas aimé l’histoire, je savais plus ou moins dans quoi je m’embarquais quand je l’ai acheté ; cependant si vous vous attendez à une histoire mignonne et douce, passez votre chemin, vous ne trouverez pas ça dans Campus Drivers.

Ce que je peux dire, en revanche, c’est que je suis assez agréablement surprise quant aux scènes de sexe. Il y en a et elles ne m’ont pas vraiment emballées, mais elles ne sont pas trop présentes non plus. On se retrouve pas avec des gens à forniquer dans tous les coins à toute heure du jour et de la nuit, et c’est assez agréable pour le souligner.

J’ai bien aimé l’idée des Campus Drivers en tant que tels. Ces garçons qui se sont dit qu’il y avait pas mal d’argent à se faire à raccompagner la gent féminine (évidemment), plutôt que de les laisser marcher ou prendre le bus. Je n’avais encore jamais trop vu ce genre d’idée en romance et j’ai pas mal accroché même si, au final, ce côté est assez laissé à l’abandon dans le tome 1, finalement. Hormis 1 ou 2 courses, on n’appréhende pas assez le quotidien de « taxis » des garçons.

Je dois dire que je suis assez surprise de côté là, car je ne m’y attendais pas du tout. Les romances New Adult ne sont pas connues pour leurs subtilités, que ce soit au niveau de l’histoire et des personnages, pourtant ici, j’ai remarqué un certain changement, notamment au niveau de Lois. Certes, il met du temps à arriver, mais j’ai beaucoup apprécié sa maturité qui, si elle lui faisait défaut au début, vient prendre toute sa place à la fin du roman, et montre bel et bien qu’une femme s’appartient avant d’appartenir à un homme. C’était très appréciable, et concluait parfaitement ce tome.

J’ai ressenti tellement de choses auprès de cette protagonistes, qui m’a surprise de bout en bout. J’ai eu mal au ventre pour elle, j’ai été désolée, j’ai même eu envie de pleurer un peu parfois devant tant d’injustice.

Je ne pensais pas dire ça au début, mais je lirais certainement la suite !

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