Agatha Raisin : la quiche fatale de M.C Beaton

TITRE

Agatha Raisin : la quiche fatale

AUTEUR

M.C Beaton

GENRE

Policier

Sur un coup de tête, Agatha Raisin décide de quitter Londres pour gouter aux délices d’une retraite anticipée dans un paisible village des Costwolds, où elle ne tarde pas à s’ennuyer ferme. Afficher ses talents de cordon-bleu au concours de cuisine de la paroisse devrait forcément la rendre populaire. Mais à la première bouchée de sa superbe quiche, l’arbitre de la compétition s’effondre et Agatha doit révéler l’amère vérité : elle a acheté la quiche fatale chez un traiteur. Pour se disculper, une seule solution : mettre la main à la pâte et démasquer elle-même l’assassin.

Je crois que je n’ai pas dû bien comprendre la définition, parce que pour moi, il n’y a rien, ni de cosy, ni de mystery dans ce roman. Que ce soit au le côté cosy que je n’ai pas du tout trouvé (un cottage avec des fleurs ne suffit pas à rendre l’histoire cocooning), ou le mystery (j’en parlerais un peu plus bas, mais l’enquête est quasi-nulle). Bref, lire hors de ma zone de confort était un objectif de cette année, et j’y avais mis cette fameuse saga de M.C Beaton dont j’entendais parler, autant vous dire que je suis fort déçue.

Je commence même à me demander s’il faut réitérer ce genre d’expérience, car à chaque défi où je me force à sortir de ma zone de confort, je suis déçue !

Je ne comprends pas comment on peut s’attacher à Agatha Raisin. Dans le résumé il est dit qu’elle est « exaspérante et attendrissante », je cherche encore. Elle est antipathique, insupportable et méchante. J’ai détesté ce personnage du début à la fin, et j’ai très peu apprécié sa manière de penser. Je l’ai trouvé très réac, et franchement pas évoluée. Agatha Raisin, c’est clairement le genre de personnage que je hais et que je ne supporte pas de retrouver en littérature. Certaines idées m’ont aussi un peu perturbées, et j’ai du mal à faire la distinction entre ce que l’autrice pense et le personnage.

Celles et ceux qui ont osé comparé ce roman d’M.C Beaton à du Agatha Christie ont, désolé, du crottin dans les yeux. Il n’y a pas d’intrigue. Jusqu’à la page 250, on n’a aucune intrigue. Juste notre chère madame Raisin qui pose 2 – 3 questions par-ci par-là quand l’envie lui en prend et se fait attaquer parce qu’elle « fourre son nez » dans les affaires des autres. C’est tout. Hormis suivre notre héroïne à vélo par monts et par vaux parce qu’elle trouve qu’elle a grossi depuis qu’elle a quitté Londres, on en fait rien. Ah, si, on assiste à quelques réunions avec le Club des Dames de son nouveau village.

Bref, d’un ennui sans nom.

J’aurais aimé en trouver, mais honnêtement, non. Ma chronique est peut-être un peu dure, mais j’ai trouvé ce roman médiocre. Il n’y a rien. Pas d’intrigue intéressante, pas d’enquête, pas de personnage attachant, pas de morale. Je ne comprends pas que ce livre ai pu faire un tel tabac. Je n’en lirais évidemment pas d’autres. La seule chose qui me console, c’est que j’ai pu barrer un de mes objectifs de cette année 2024, mais ça ne se sera pas fait sans douleur.

Votre commentaire