
TITRE
Ever the hunted
AUTEUR
Erin Summerill
GENRE
Fantasy

Seventeen year-old Britta Flannery is at ease only in the woods with her dagger and bow. She spends her days tracking criminals alongside her father, a legendary bounty hunter—that is, until her father is murdered. The alleged killer is none other than Cohen Mackay, her father’s former apprentice. The only friend she’s ever known. The boy she once loved who broke her heart.
She must go on a dangerous quest in a world of warring kingdoms, mad kings, and dark magic to find the real killer. But Britta wields more power than she knows. And soon she will learn what has always made her different will make her a force to be reckoned with.

Quand il faut souffler sur la poussière …
Ever the hunted n’est pas moins que le plus vieux livre de ma bibliothèque. Je n’irais pas jusqu’à dire que je l’ai dans mes étagères depuis une petite dizaine d’années, cependant ce premier tome est sorti en 2016, que je l’ai acheté dès sa publication et que je ne l’ai toujours pas lu … nous sommes en Janvier 2024, et je suis enfin en train de dépoussiérer cette relique. Je vous laisse donc faire le calcul quant à son âge canonique !
Alors, attendre, ça vaut le coup ?
Hélas, ici, pour être totalement honnête, non. Je n’ai pas du tout accroché à l’histoire. Que ce soit l’intrigue, les personnages, la manière d’écrire d’Erin Summerill etc. rien ne m’a totalement transportée et je ressors somme toute un peu déçue de cette lecture. Un peu seulement car je dois avouer que je ne m’attendais pas à grand chose. S’il a passé autant de temps dans mes étagères, c’était bien que, finalement, il ne me tentait pas tant que ça, et mon avis après avoir tourné les dernières pages confirme cette tendance.
On est clairement sur ma première déception de 2024, mais je me console en me disant que j’ai remplis un de mes objectifs (en tout cas, je pourrais barrer dans mon bilan de fin d’année ce bouquin de ma liste !)
Fade.
Je ne sais même pas par quoi commencer. Entre Britta qui a le charisme d’une moule, Cohen qui me fait bailler aux corneilles et l’histoire qui piétine … il n’y a vraiment rien qui a retenu mon attention. Sincèrement, ce livre m’a ennuyée de bout en bout. Je n’ai pas été transportée une seule seconde. Pourtant il y avait du potentiel, des scènes classiques du genre (baiser sous la pluie, révélations filiales etc.) mais rien, un bide complet. Je n’ai ressenti aucune émotion. Il y a un manque de profondeur flagrant et ce qui devrait être quelque chose d’émotionnel / sentimental devient presque ridicule. Je le dis rarement de manière aussi crue, mais ce livre est mauvais.
Une écriture qui se veut soutenue.
Ici, on voit qu’Erin Summerill a tenté de manier la langue de Shakespeare avec … brio ? Sauf que là encore, c’est un flop. On se retrouve avec des mots peu appropriés ou qui sonnent faux, les répétitions pleuvent. Le texte est alourdie par la plume de l’autrice et il faut s’accrocher pour tout comprendre, les tournures de phrases et le vocabulaires souvent alambiqués. Bref, je n’ai pas du tout accroché au stylé qu’a voulu donner l’autrice.
Le calme plat.
Pour ce qui est de l’histoire, elle ne relève pas le niveau. On a quelques petites intrigues qui piétinent et n’ont pas grande importance. Je ne voyais même pas où l’autrice voulait en venir tellement elle exploitait mal sa propre histoire. Le comportement de ses personnages ne faisait pas sens et le worldbuilding qui aurait pu être intéressant était finalement sans reliefs.
Je ne parle même pas de la fin qui est ridicule et on se dit : tout ça pour ça ?! Honnêtement, je ne lirais pas la suite. On est sur un premier tome bien trop introductif pour que je m’intéresse à la suite. J’ajoute à ça la peur que ce ne soit pas qu’un problème de tome 1 mais de saga entière et ma conclusion est simple : restons en là.

