
TITRE
Bloc 11
AUTEUR
Piero Degli Antoni
GENRE
Historique

New York, milieu des années 1990. Par une belle journée ensoleillée, Moshe, un vieil homme, entend une expression allemande qui le ramène cinquante ans en arrière.
Auschwitz, 1944. Trois prisonniers viennent de s’évader. Par mesures de représailles, le commandant du camp désigne dix détenus. Cependant, au lieu de les exécuter, il décide de les enfermer une nuit dans le bloc 11.
Au petit matin, ils devront désigner celui d’entre eux qui sera fusillé. Pendant ce temps, le commandant du camp se livre avec son jeune fils à une étrange partie d’échecs…
Moshe se souvient de cette nuit-là et, plus largement, de sa détention en effectuant un terrible voyage au fond des ténèbres. Et c’est alors qu’un inconnu sonne à sa porte …

Passion Seconde Guerre Mondiale !
S’il y a bien une guerre qui fascine, aussi horrible fut-elle, c’est la Seconde Guerre Mondiale. Guerre d’idéologie avant tout, il reste compliqué pour les gens de comprendre comment autant de gens ont pu se faire embrigader au même moment, ressentir autant de haine pour des gens qu’ils ne connaissaient même pas.
Comment a-t-on pu en arriver là ? Je pense que cette question restera à jamais sans réponse (ou en tout cas, je n’en veux pas, il est trop horrible de penser qu’il y ait une réponse logique à ce qu’il s’est passé).
Tout ça pour dire que, quand je vois passer un bouquin sur la 2nde GM, je jette toujours un œil, histoire de (mon coup de foudre de tous les temps étant Max de Sarah Cohen-Scali).
Un peu déçue.
Je n’ai pas détesté ce livre, loin de là. Les pages se sont tournées assez vite et c’est tant mieux, mais je n’ai clairement pas réussi à retrouver le coup de cœur que j’avais eu en lisant le roman de Sarah Cohen Scali. Je n’ai pas réussi non plus à rentrer dans l’ambiance et je suis restée assez hermétique à l’univers dans lequel l’auteur a essayé de nous plonger.
Page turner ?
Oui et non. Je voulais connaître la suite, là-dessus, je n’ai rien à dire. C’était intriguant et je me posais des questions quant au déroulé des évènements. Cependant, je ne peux pas dire que j’attendais la fin de chaque chapitre avec enthousiasme.
J’aimais lire ce roman et j’étais dedans quand je le lisais, mais je n’avais pas pour autant de mal à le reposer. Je n’étais pas accrocs comme je m’y attendais. J’avais plus l’impression de lire ce genre de bouquin de table de chevet qu’on n’a pas trop de mal à laisser sur ladite table, sans avoir l’envie irrépressible de l’emmener avec nous au boulot. Il m’a laissée assez insensible, donc.
Quoi dire sur les personnages ?
J’ai eu un peu de mal avec eux, tout simplement parce qu’ils étaient nombreux, avec des prénoms par toujours faciles à retenir, et que leurs fonctions n’étaient pas toujours claires dans ma tête.
Je n’arrivai jamais à me souvenir de qui était qui, qui était méchant ou gentil ou neutre etc. Du coup, niveau attachement, on n’y était pas vraiment. Je n’ai rien ressenti pour eux alors que j’aurai du ! Leur histoire n’est quand même pas simple de base (vive les camps de concentration), mais ce que leur fait vivre le capitaine l’est encore moins .
Et la fin, à la hauteur ?
En réalité, j’ai un peu de mal à me l’avouer mais je suis déçue de ce livre, parce que j’en attendais tant. Je l’avais repéré il y a longtemps de cela en même temps que Max et étant donné le fait que le roman de Sarah Cohen Scali m’avait donné la claque aller-retour de ma vie, j’avais énormément d’attentes envers Bloc 11 qui semblait tellement stressant et effrayant !
Je n’ai pas été déçue par la fin à proprement dit car au vu du roman en général, je n’en attendais plus grand-chose, mais je n’ai pas non plus été impressionnée. À la rigueur, j’ai été assez neutre. J’aurai aussi souhaité que, la fin comme le roman en entier en fait, fasse plus peur, soit plus anxiogène car c’était ce que le résumé promettait. Là, on se retrouve avec une conclusion un peu bancale, faite à la va-vite et à l’image du bouquin au complet : un peu fade et pas très rock’n’roll.
Et donc ?
En gros, je n’ai pas pas aimé ce roman, il s’est lu vite et bien mais je ne l’ai pas non plus apprécié. Je l’ai terminé sans m’en rendre compte. Il ne casse cependant pas 3 pattes à un canard et ce n’est pas forcément le genre de livre que je recommanderais pour ceux qui veulent se plonger corps et âmes dans la seconde guerre mondiale ou ceux qui aiment le frisson, car il n’y a rien de tout cela (on est bien durant la 2nde GM, mais très peu de choses sont développées par rapport à ça dans le roman.)

