Alice 19th de Yuu Watase

Alice 19th

Yuu Watase

Manga

Alice est une jeune fille rêveuse mais terriblement renfermée, qui éprouve les plus grandes difficultés à exprimer ses sentiments. Secrètement amoureuse d’un garçon qu’elle voit dans ses cours de tir à l’arc, elle assiste avec tristesse à la déclaration d’amour de sa grande sœur, éprise du même homme, et s’efface en essayant d’oublier sa passion. Comme l’héroïne de Lewis Caroll, elle va pourtant croiser le chemin d’un étrange lapin blanc qui la fera basculer dans le fantastique : ce dernier est perdu au beau milieu d’une route fréquentée, et Alice n’hésite pas une seule seconde pour voler à son secours, au risque de se faire écraser. Elle apprendra plus tard, de la bouche du lapin ayant pris forme humaine, qu’elle est un Maître du Lotis, capable de contrôler le pouvoir magique de certains mots sacrés. Et que le premier d’entre eux, le courage, vient de lui ouvrir les portes d’un monde fantastique…

C’est que ça ne nous rajeunit pas ! Et pourtant, je me souviens encore de ces supers nuits passées chez ma meilleure amie de l’époque à lire jusqu’à pas d’heure : Alice 19th en faisait partie ! Du coup, quand j’ai retrouvé cette relique dans ma bibliothèque, je n’ai pas pu m’empêcher de me replonger dans cette histoire que j’avais tant aimé à l’époque !

Mais un peu immatures, il faut l’avouer. J’ai vraiment eu la sœur d’Alice en horreur du début à la fin. Je l’ai trouvé très égoïste et égocentrique, mais je dois dire que je n’ai pas non plus apprécié Alice plus que ça. Très enfantine, j’ai du mal avec les personnages qui n’arrivent pas à communiquer au point que toute leur vie est une mascarade. Je comprends le fait que la timidité, le fait de ne pas oser peu parfois être handicapant, mais à ce stade, c’est impossible pour moi de ne pas avoir envie d’étriper les personnages.

J’espérais retrouver ce petit bonheur que j’avais eu en lisant ce manga à l’époque, et ça a été le cas. J’adore les petites têtes qu’arrive à donner l’autrice à ses protagonistes. On se retrouve d’un personnage sérieux et un peu beau goss, à un protagoniste qui a un visage plus que comique. C’est quelque chose qui m’a beaucoup détendue et qui m’a donnée envie de lire la suite ! C’est le genre de lecture sans prise de tête qui fait du bien et qui permet de se poser un peu entre 2 lectures de fantasy !

Parlons-en un peu, tout de même. Si j’ai accroché sans plus aux personnages (j’ai peut-être un peu évolué, depuis mes 15 ans), j’ai beaucoup aimé me replonger dans cet univers particulier des mots, qui n’a pas été sans me rappeler celui de la Passeuse de Mots dont j’ai fait la chronique il y a peu et que j’ai adoré. Ici, les mots ont un pouvoir, et Alice va vite le découvrir en devenant Maître du Lotis. Tout comme Arya dans la Passeuse de Mots d’ailleurs, le premier mot qui va s’imposer à elle est celui du courage, et toute la suite de sa vie va être régie par ça. En bref, un univers intéressant avec des personnages qui ne demandent qu’à être développés.

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