
TITRE
Angelot du Lac
AUTEUR
Yvan Pommaux
GENRE
Bande Dessinée

Angelot est trouvé par une bande d’enfants vagabonds alors qu’il est encore un bébé. Adopté par la petite troupe, il grandit, apprend à se battre et à voler à leurs côtés, dans la grande misère de la guerre de Cent Ans. Mais après de nombreuses aventures, Angelot perd sa famille adoptive. Il est alors recueilli par le comte de Forez, un chevalier aussi pauvre que noble qui fait de lui son écuyer.
Lors de son périple avec le comte, Angelot fera de riches rencontres : Agnès, fille d’un riche commerçant promise en mariage à un seigneur italien, ainsi que Jehan de Meudon ou « Songe-Creux », un homme de théâtre passionné et très bavard.
Mais le jeune garçon ne perd pas de vue son objectif : retrouver sa famille et son pays…

On change de registre !
Je pense que si vous êtes familiers de mon blog, vous savez plus ou moins vers quoi je me dirige en terme de lecture : fantastique, fantasy, romantasy, parfois romance contemporaine et de temps en temps un peu de science-fiction pour pimenter le tout ! Histoire de pouvoir vous proposer toujours plus de variété, et dans un petit challenge personnel de varier un peu mes lectures, j’ai décidé de me mettre à lire un peu plus de BD, mangas, albums et autres joyeusetés !
Un retour en enfance.
Angelot du Lac, c’est LA BD qui m’a marquée enfant. Je me souviens avoir posé mes yeux sur ces dessins moyenâgeux et m’être dit : cette BD est faite pour moi. Dans un thème tout droit sorti du 13ème siècle, avec chevaliers, orphelins, nobles dames et hommes de théâtre. Pour le coup, je n’avais pas été déçue à l’époque, même si, il faut l’avouer, je trouve que cette BD a peu de choses à faire dans les mains d’un enfant. Elle est assez crue, surtout au niveau violence (on est évidemment au moyen-âge me direz-vous, mais j’étais assez peu familière à ce moment-là de cette époque de notre histoire).
Pour autant, mon retour dans cet univers à l’âge adulte s’est fait de manière très douce, comme un petit retour en arrière bienvenu durant cette période automnale.
Droit au but et sans fioriture.
Quand j’avais lu les BD à l’époque, il s’agissait de 3 tomes en couleur. Douces, c’était une palette que j’imaginais bien coller à l’époque du moyen-âge. Dans cette intégrale que j’ai lu en 2 petites soirées, en prenant mon temps pour savourer chaque page, on se retrouve avec du noir et blanc, chose voulue à la base par Yvan Pommaux. En effet, ce dernier trouvait que le noir et blanc collait mieux à son univers, mais Astrapi à l’époque s’y était opposé : une BD pour enfant sans couleur ? Impossible. Et honnêtement, je comprends. Si j’ai aimé en tant qu’adulte ce changement, je ne suis pas certaine que je l’aurais apprécié enfant.
Des personnages attachants.
J’ai beaucoup aimé Angelot à qui je me suis attachée assez facilement. J’ai aussi trouvé les personnages secondaires intéressants et attachants, notamment Coline et Ythier, ainsi que le chevalier Eustache ! J’ai l’impression que la réalité des choses telles qu’elles étaient à l’époque a été plutôt bien dépeinte. J’ai tourné les pages avec avidité, voulant en savoir plus sur leur sort, inquiète, parfois excitée.
Une fin à la hauteur.
Même si mon tome préféré restera le premier à tout jamais (l’attrait de la découverte, sûrement), je dois avouer que je suis assez satisfaite de la fin des personnages. Selon moi, Yvan Pommeaux a été assez réaliste. La réalité de cette époque était crue et il a réussi à composer avec avec brio, sans en faire trop pour autant. Je suis vraiment contente de m’être replongée dans cette histoire, et n’hésiterais pas à regarder un peu plus des écrits de cet auteur.

