
TITRE
La cave
AUTEUR
Natasha Preston
GENRE
Thriller

Imaginez une maison comme n’importe quelle autre. Dedans, une pièce. Dans cette pièce, une armoire. Derrière cette armoire, une porte. Au-delà de cette porte, des escaliers. Et en bas, une cave. Une cave où sont séquestrées quatre filles. Avant, Lilas s’appelait Summer. Elle avait des parents, un frère insupportable, des copines, un petit ami. Elle fera tout pour les retrouver. Car contrairement aux autre filles, elle n’est pas prête à accepter son sort jusqu’à faner et dépérir.

Un genre qui change.
Si vous me connaissez, vous savez que je suis plus du type à lire du fantastique, de la fantasy. A la rigueur de la Science-Fiction et de la romance mais, clairement, le genre thriller – policier, ce n’est pas pour moi. Et pourtant, j’ai décidé de tenter La Cave de Natasha Preston dont j’entendais parler depuis un moment déjà, et j’ai bien fait, car j’ai beaucoup aimé !
On connait tout, et pourtant.
Dans ce huis-clos, on connait tous les personnages. Qu’il s’agisse de Trèfle, le tueur, d’Iris, Rose, Violette ou Lilas, les victimes, on les voit vivre, évoluer. On sait où ils se trouvent, ce qu’ils font et qui ils sont dans l’histoire, et pour autant il y a ce suspens : vont-ils retrouver les filles ? Si oui, en vie ou mortes ? Ou alors vont-elles réussir à s’échapper ? Qui, quand et comment ? Trèfle va-t-il se faire pincer ? Réussir à s’enfuir ? Si j’avais un peu peur de huis-clos et de m’ennuyer, ça n’a clairement pas été le cas ! Il y a toujours des petits moments de redite ou des temps plus calmes, mais c’est toujours pour mieux repartir après.
Des personnages intrigants, mais.
Car il y a un mais. Autant j’ai adoré ce livre de bout en bout par rapport à l’histoire et au développement de l’intrigue, autant j’ai trouvé que les personnages manquaient parfois de profondeur. Surtout Trèfles, et c’est assez problématique car c’est lui, le tueur, et j’aurais aime en apprendre plus sur sa psychologie. Certes on a quelques bribes, mais rien de bien concluant pour expliquer le pourquoi du comment il en est arrivé là.
Pareil pour les filles. Étant donné qu’on suit le point de vue de Summer, on en connait plus sur elle, mais pour ce qui est du reste de ses colocataires d’infortune… on n’a pas grand chose à se mettre sous la dent et c’est un point qui m’a vraiment chagrinée.
Une belle relation.
Je vais très vite passer dessus car, même si ce n’est pas anecdotique, ce n’est pas le but du roman, mais j’ai adoré la relation de Summer et Lewis. Ils sont jeunes et pourtant elle est belle et simple. C’est le genre de relation dont tout le monde rêve dans sa vie. Pas de jugements, juste de l’amour et de la compréhension. Ni l’un ni l’autre ne lâche l’affaire, même quand tout semble perdu, et j’ai tout simplement trouvé ça beau.
Le mot de la fin ?
Hélas, en lien avec le fait que les personnages n’ont pas été assez étudiés, j’ai trouvé la fin un peu en deçà de tout ce que Natasha Preston nous a proposé tout au long du roman. J’ai aimé la manière dont le livre se terminait, mais j’ai eu cette sensation de manque. J’aurais souhaité plus. J’ai cette impression que l’intrigue c’est arrêtée trop abruptement. Trèfle a fait des choses horribles et on n’en sait pas plus que ça sur sa fin ; pareil pour celle de Summer et des autres. J’aurais peut-être aimé, pour une fois car d’habitude je ne les apprécie pas plus que ça, un épilogue pour clore l’histoire.

