Crescent City : Maison de la Terre et du Sand de Sarah J. Maas

Crescent City : la maison de la Terre et du Sang

Sarah J. Maas

Fantasy

Liés par le sang. Tentés par le désir. Déchainés par le destin.

Bryce, une jeune femme mi-fae, mi-humaine, a une vie parfaite : elle travaille la journée chez un marchand d’antiquités qui vend des artefacts magiques et fait la fête toute la nuit avec ses amis en savourant chaque plaisir qu’offre Lunathion – plus connue sous le nom de Crescent City.

Mais un jour, un terrible meurtre va venir ébranler les fondations de la ville, de même que le monde de Bryce. Deux ans plus tard, son travail ressemble à une impasse et elle se plonge dans l’oubli en écumant les clubs les plus fameux. Mais lorsque le meurtrier frappe de nouveau, Bryce se retrouve entrainée dans l’enquête et doit faire équipe avec Hunt, un mystérieux ange déchu dont le passé noir hante chacun de ses pas.

Ce dernier est l’assassin personnel des archanges et il doit protéger la jeune femme, même s’il lui porte peu d’intérêt. A la recherche de la vérité, Bryce et Hunt vont apprendre à se connaître et vont explorer les bas-fonds de la ville jusqu’aux niveaux les plus sombres de l’Anfer où des choses qui dormaient depuis des millénaires se réveillent…

4 mois plus tard.

Oui, 4 mois, c’est le temps que j’ai mis à lire cette brique. Alors, certes, Crescent City, c’est un pavé, un cale porte, un aplatisseur de papier, un péteur de poignet, vous l’appelez comme vous voulez ; mais ce n’est pas vraiment sa longueur qui a fait que j’ai mis autant de temps à le lire. Plutôt son écriture, son scénario, ses personnages, bref : un petit peu tout en fait.

Un calvaire au départ.

Je ne sais même pas par quoi commencer. Je fondais tellement d’espoir en ce roman. J’étais dans ma période romantasy à fond et qui de mieux que Sarah J. Maas pour subvenir à mon besoin presque vital de romance et de fantasy mélangées ? Sauf que. Dès les premières pages, j’ai senti que quelque chose bloquait. Que ce soit au niveau des personnages et de leur caractère, de l’univers ou de la plume, rien n’allait. J’avais beau me persuader que j’allais adorer car c’était du Sarah J. Maas et que je ne pouvais qu’aimer … ça ne passait pas.

Qu’est-ce que que c’est que cette écriture / traduction ?

Parlons en d’ailleurs de cette écriture. Une horreur, et je pèse mes mots. Honnêtement, je ne suis pas du genre à trop regarder la manière dont les auteurs ont de poser des mots sur le papier … mais là c’était une catastrophe. Que ce soit au niveau des insultes qu’il y a littéralement toutes les 2 lignes (vraiment), ou des répétitions à gogo qui rendent l’intrigue looongue, rien ne va.

Les personnages sont vulgaires, pour rien. Même dans des phrases qui ne nécessitent pas d’insultes, il y en a. J’ai d’ailleurs fait une pause d’un mois au moins au bout de 200 pages tant je n’en pouvais plus. J’étais constamment coupée dans ma lecture, c’était insupportable.

Pourquoi tout le monde aime tant ?

Honnêtement, je n’arrive pas à comprendre pourquoi ce roman a fait tout un foin (hormis le fait que c’est Sarah J. Maas qui l’a écrit et que les gens ont l’air de plutôt bien l’apprécier). Rien ne va dans ce livre, et les personnages en sont pour une grande partie responsable.

Mais bon sang, qu’est-ce que tout le monde trouve à avec Bryce et Hunt ? Ils sont plats, sans saveur, ridicules et clichés au possible. Honnêtement, je n’ai même pas envie de m’attarder dessus tellement je les trouve insipides. On a une Bryce qui essaie de (se) convaincre qu’elle ne veut pas d’un mâle alpha bien dominant alors qu’en réalité, elle fait une telle fixette dessus qu’on finit par se demande si, au final, ce n’est pas ce qu’elle recherche. On a un Hunt qui veut faire le dur à cuir « l’Umbra Mortis » mais qui, hormis balancer des petits éclairs du bout des doigts et regarder noir les gens autour de lui, ne fait pas grand chose.

Je ne parle même pas de l’intrigue qui me fait penser à celles qu’on trouvait dans les romances en 2010 (mais qui avaient le mérite d’être plutôt nouvelles pour l’époque).

Bref, je suis incompréhension.

Malgré tout intéressée par la suite.

Vous ne l’aviez pas vu venir celle là hein ? Et bien figurez vous que moi non plus. Alors attention, je ne suis pas du tout en train de dire que je vais me précipiter dessus à sa sortie (je crois qu’il est déjà sorti d’ailleurs), ni que je vais dépenser mon argent dans les prochains tomes, mais j’ai fini par me faire à cette romance un peu bidon et à cet univers un peu bancale. Je suis partagé entre mon intérêt pour la suite (peut être y’a-t-il un côté un peu malsain à tout ça), et mon dégoût des personnages et de l’écriture.

Je me demande même honnêtement si je ne pousse pas avec cette romance car j’ai tellement envie de romantasy en ce moment que « tout est bon à prendre » (c’est un peu dur comme conclusion, j’en suis consciente).

Espérons que le tome 2 relèvera le niveau (ou que j’aurais assouvi ma soif de romantasy avant).

UPDATE : en fait non, je ne pense pas lire la suite. J’ai perdu tout intérêt pour cette saga, et me remémorer ma lecture du tome 1 me donne la nausée !

5 commentaires sur “Crescent City : Maison de la Terre et du Sand de Sarah J. Maas”

  1. Je te rejoins totalement dans cet avis dans lequel je me retrouve !
    Je ne comprends toujours pas l’engouement autour de cette œuvre qui m’a séduit les cents premières pages. Pour le reste ce n’est que du remplissage et de la vulgarisation. Deux choses qui font penser à de la maturité chez un auteur alors que ce n’est clairement pas le cas cette fois-ci.

    J’aime

    1. Je lirais probablement la suite car je suis curieuse de voir comment l’histoire va être développée, mais j’ai clairement été très déçue. J’ai eu l’impression que Sarah J. Maas a tenté quelque chose … je ne sais pas trop quoi à vrai dire, mais ça n’a pas marché !

      Aimé par 1 personne

Votre commentaire