
TITRE
A première vue
AUTEUR
Colleen Hoover
GENRE
Romance contemporaine

Merit Voss est une fille un peu bizarre. Elle collectionne, par exemple, des trophées qu’elle n’a pas gagnés. C’est en voulant en acquérir un nouveau dans une brocante qu’elle fait la connaissance d’un séduisant jeune homme : Sagan. Il lui plaît immédiatement mais elle va vite réaliser que l’alchimie qu’elle a perçue entre eux a peu de chances de se développer.
Rien n’est jamais simple dans la famille Voss. Son père et sa mère sont séparés officiellement mais vivent encore sous le même toit, celui d’une église désaffectée. Elle supporte mal l’ambiance qui y règne entre des parents qui semblent l’ignorer et des frères et soeur dont elle se sent de moins en moins proche.Mais le pire est peut-être à venir quand elle découvre que les apparences sont parfois trompeuses.
Quand la vérité se dévoile, lorsque des secrets bien gardés commencent à émerger, Merit est confrontée à une tâche difficile : remettre toutes ses certitudes en question.

Premier Colleen Hoover.
Et ça se lit plutôt bien. On rentre rapidement dans l’histoire, les personnages nous sont vite présentés et on a toutes les informations en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire. L’écriture est aussi assez simple ce qui fait que les pages se tournent vite, on rentre sans trop de difficulté dans l’histoire et A première vue a ce côté addictif que les romances ont souvent, qu’on aime ou pas ce qu’on lit.
Un début prometteur.
Comme je le disais au-dessus, je suis tout de suite rentrée dans le roman, et j’ai aimé me replonger dans une romance contemporaine qui, je le pensais, serait sympathique, mignonne et sans réels soucis. Vous vous doutez donc que, si j’ai aimé le début, la suite et fin m’ont beaucoup moins convaincue.
A tous les râteliers.
Dans A première vue, j’ai trouvé que Colleen Hoover abordait trop de sujets pour pouvoir vraiment les développer. Elle fait de petites choses des secrets immenses et, quand la révélation arrive … ça fait un flop. On parle donc ici d’orientation sexuelle, de réfugiés syriens, de dépression, de suicide, de maladies mentales en général, de secrets de famille plus bizarres les uns que les autres… bref, ça ne l’a vraiment pas fait, je ne savais plus où j’en étais et j’avais l’impression de tout lire sauf une romance, sauf que ce n’était même pas bien fait.
Injustice et facilités.
Tout du long, j’ai ressenti une injustice énorme par rapport au comportement de la famille de Merit envers elle. Ils sont odieux, elle a souvent – toujours ? – tort et ils la font passer pour la folle de service. Là où ça pourrait enfin devenir intéressant, l’autrice décide de faire prendre tout sons sens à son titre en faisant faire une pirouette à ses personnages et au pourquoi du comment ils sont comme ça. Et ça ne passe pas, mais alors pas du tout.
J’en ai marre que les auteurs et autrices n’arrivent pas à faire de réelles familles toxiques (et je ne parle pas des romances où la fille est poursuivie par son père qui est un psychopathe). Je voudrais enfin une famille toxique « crédible » (il y a un nombre incalculable de toxicité mais on se comprend), et j’aimerais surtout qu’ils s’y tiennent.
Dans les romans anglophones, j’ai l’impression qu’il faut toujours que, au final, la famille se rabiboche parce qu’en fait c’était un gros malentendu, personne n’est vraiment fautif et tout le monde s’aime.
En bref ?
J’ai beaucoup aimé jusqu’à la moitié, et puis je me suis lassée de ne pas voir la romance que j’attendais, de voir le comportement de la famille se dégrader et surtout de voir Colleen Hoover arriver avec ses gros sabots. Je commence un peu à être lassée de ces romans qui deviennent des manuels de bonne conduite et qui ne peuvent s’empêcher de traiter tous les sujets en même temps quitte à les bâcler (c’est d’ailleurs pour cette raison entre autre que j’ai arrêté Heartstopper). Bref, ce sera tout juste la moyenne pour moi car j’ai adoré pendant la première moitié et détesté pendant la seconde.

