Darkwind : une étincelle dans la nuit de Sharon Cameron

Darkwind : une étincelle dans la nuit

Sharon Cameron

Fantastique

Quand des hommes masqués parlant français forcent la porte de sa chambre à Darkwind, Katherine devine aussitôt qu’ils sont là pour enlever son oncle Tully, dont ils espèrent exploiter le génie pour créer des armes. Elle réussit à leur échapper puis, pour protéger son oncle, elle met au point un plan audacieux : elle fait croire à sa mort et, juste après son enterrement, elle part pour Paris en emmenant le vieil homme, endormi par un somnifère, dans une malle. Après s’être installée dans une maison appartenant à sa grand-mère Marianna, où son oncle est enfermé dans une pièce secrète, Katherine arpente la ville à la recherche de Lane, qu’elle refuse de croire mort. Un jour, elle reçoit, à sa grande surprise, une invitation au bal de l’Empereur. Elle y retrouve Ben Aldridge, qui a survécu à la noyade. Il est toujours déterminé à briller aux yeux de l’Empereur, dont il prétend être le fils illégitime, en lui fournissant les torpilles qui lui assureront la victoire en tout conflit, et ce, grâce à l’oncle Tully. Ben propose un marché à Katherine : il lui livre Lane si elle lui remet son oncle…

Et une saga de finie, une !

Bon alors OK, se lancer des fleurs pour avoir terminé une duologie, c’est peut-être un peu too much, mais il n’empêche que je suis fort contente d’avoir fini une nouvelle série de bouquins ! Je suis d’autant plus contente car, 2021 commence mieux que 2020, qu’on se le dise : j’ai beaucoup aimé ce deuxième et dernier tome !

Du bonheur de retrouver de bons personnages.

Darkwind fait parti de ces livres qui, même s’ils ont une intrigue intéressante et surprenante, sont portés par les personnages. Que ce soit Katherine, Oncle Tully, sa femme de chambre, Lane et les autres, ils sont tous là pour une bonne raison. Qu’on les suive de près ou de loin, on s’intéresse à leur sort, et chacun est à sa place.

J’ai adoré les retrouver, tous. Katherine a pris en caractère, Oncle Tully devient encore plus intéressant que dans le premier tome, et je me suis surprise à beaucoup m’attacher à la femme de chambre de Katherine ainsi qu’à son avocat maître Babcock !

Je note aussi un gros plus pour le personnage de Katherine qui est moderne. Une féministe qui s’ignore, avant l’heure !

Quelques zones d’ombre.

Dans l’ensemble, l’intrigue est plutôt bien menée. On trouve les réponses à nos questions, mais il y en a certaines qui restent en suspend. J’aurais aussi souhaité que certains sujets soient plus développés ou que certains thèmes soient traités plus en profondeur, j’ai parfois trouvé que Sharon Cameron restait trop en surface parfois alors qu’elle arrivait très bien à creuser à d’autres moments.

Je pense aussi que je ne souhaitais pas forcément voir cette duologie se terminer et que je suis un peu restée sur ma fin, frustrée de ne pas en savoir plus, voulant rester encore un peu avec les personnages pour voir leur histoire se développer.

Une ambiance forte.

Avec Lady Helen, la Belle et le Maudit, et Darkwind, je me rends compte que j’aime de plus en plus lire des romans qui se passent au 19ème siècle avec des femmes fortes comme ces héroïnes. J’aime particulièrement cette période et j’ai hâte de découvrir de nouveaux romans qui traitent de ce siècle !

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