Positif de David Wellington

Positif

David Wellington

Dystopie

Tout le monde peut être positif… Le signe « plus » tatoué au dos de la main de Finnegan le marque comme un positif. À tout moment, le virus zombie pourrait se diffuser dans son corps, transformant l’être humain rationnel qu’il est en un monstre affamé. Sa seule chance de mener une existence normale est de survivre à la période d’incubation potentielle. Finn se lance alors seul dans un voyage infernal qui lui fait traverser une Amérique métamorphosée – un territoire sombre et dangereux, peuplé de héros, de pillards, de fous furieux et de hordes de zombies. Et bien que ceux-ci soient partout, Finn ne tarde pas à découvrir que le plus grand danger vient peut-être de ses frères humains…

J’ai mis du temps à lire positif, presque 2 semaines, et ce pour un simple raison : le rythme.

Positif, c’est ce genre de romans qui vous laisse perplexe à la fin, notamment à cause de son rythme. Contemplatif, j’ai même parfois trouvé ce bouquin lent sans que ça ne me dérange plus que ça pour autant. Et puis une scène attirait mon attention et c’était reparti.

Si le rythme,  malgré le fait qu’il soit vraiment spécial, ne m’a pas trop perturbée (je l’ai quand même trouvé sacrément lent voire chiant parfois), le plus gros problème que j’ai eu au départ, ça a été les personnages.

L’auteur a réussi à faire des personnages froids, distants entre eux et donc distants avec le lecteur aussi. J’ai bien du attendre d’être arrivée à la  moitié du roman, voire même aux trois-quart pour m’attacher à certains d’entre eux.

Ce qui est fort dans ce roman c’est qu’au final, il n’y a pas tant d’action que ça. Forcément, il y a des zombies, quelques balles tirées de ci de là, des morts à la pelle et des gros coups de frayeur mais somme toute, c’est fait dans un calme plutôt serein.

Ce qui est effrayant, au contraire, c’est la manière dont les personnages doivent survivre. L’attente du prochain repas, de trouver une bouteille d’eau et d’être à 2 doigts de craquer et de boire de l’eau contaminée d’une rivière tellement on n’en peut plus.

Parfois on se retrouve dans l’urgence, et puis tout se stabilise et on est de retour à attendre, à stresser pour le moindre truc.

Je pense que la fin pourra ne pas plaire à tout le monde (comme le roman en entier, en fait), car j’ai lu quelques avis de personnes déçues. Tout au contraire, de mon côté, c’est la fin qui a fait que j’ai refermé en appréciant ce livre un peu plus que ce que je pensais. Il ne restera pas dans ces livres qui marqueront mon esprit, ou alors seulement parce qu’il ne s’y passe pas grand chose et qu’on a l’impression de vivre l’histoire comme on lit le livre : tranquillement au fond de son lit, sans rien trop en attendre.

Sans spoiler non plus car c’est inhérent à presque toutes les histoires de zombies, qu’elles soient au cinéma ou en livre ce qui m’embête c’est qu’on ne trouve jamais de réelle solution et qu’au final, la vie se calme juste mais la menace zombie reste présente et la civilisation ne revient jamais vraiment.

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