Jabber the reader

Chronique : Blackwing : la marque du corbeau de Ed McDonald

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Sous son ciel brisé et hurlant, la Désolation est une vaste étendue de terre ravagée, née quand la Machine, l’arme la plus puissante du monde, fut utilisée contre les immortels Rois profonds. De l’autre côté de ce désert, grouillant de magie corrompue et de spectres malveillants, les Rois et leurs armées observent encore – et attendent leur heure…
Pour Ryhalt Galharrow, la Désolation n’a pas de secrets. Chasseur de primes armé pour affronter les hommes comme les monstres, il la traverse en quête d’une jeune femme aux mystérieux pouvoirs. Quand il se retrouve pris dans une attaque qui n’aurait jamais dû être possible, émanant des Rois profonds eux-mêmes, seule l’intervention inattendue de celle qu’il recherche lui sauve la vie.
Jadis, cette femme et lui se connaissaient bien. Voilà qu’ils se redécouvrent au milieu d’une conspiration qui menace de détruire tout ce qui leur est cher, et qui pourrait mettre un terme à la trêve fragile de la Machine…

Une chronique qui s’avère bien compliquée à écrire.

Si vous me connaissez ou que vous suivez un peu mon blog, vous n’êtes pas sans savoir que mon dada à moi, c’est l’imaginaire. C’est l’imaginaire, et pourtant, j’ai toujours autant de mal avec la fantasy pure et dure et encore plus avec la dark fantasy. C’est du coup avec autant d’excitation et d’appréhension que je me suis lancée dans mon tout premier roman de dark fantasy (j’avais déjà essayé avant avec Pierre Bordage mais n’avais pas réussi à le terminer). J’ai donc demandé à Netgalley s’ils voulaient bien gentiment faire suivre à Bragelonne mon envie de lire ce gros bouquin qu’est Blackwing.

Noir, c’est noir :

Il n’y a plus d’espoir. C’est clairement ce que tente de nous montrer l’auteur tout a long de ce roman. Ici, on est dans de la dark fantasy, et il veut nous le faire savoir ! Message reçu 5/5, je sais où j’ai atterri mon capitaine !

L’ambiance est sombre. Les personnages évoluent la plupart du temps dans un endroit nommé La Désolation, avec des bestioles horribles qui y vivent à temps plein. Les personnages ne sont guère mieux lotis et les intrigues qui les entours sont loin d’être joyeuses ou légères.

Ryhalt Galharrow, un personnage principalspécial.

Déjà, merci monsieur Ed McDonald de nous faire des personnages avec des noms aussi compliqués à retenir. Franchement, y’a pas idée. J’ai bien mis une petit centaine de page avant de me souvenir complètement de ce patronyme ! M’enfin, s’il n’y avait que la patronyme de spécial, ça passerait encore, mais là, clairement, le bonhomme, il a un peu un grain.

Alors je sais que ce genre de protagoniste fait partie intégrante de la dark fantasy, mais le notre a été amoché par la vie et son esprit est bien torturé. Je ne l’ai pas trouvé super agréable, et j’ai constaté que ça tournait beaucoup autour de : « Je m’appelle Ryhalt Galharrow, je fais 2 mètres et je suis costaud, je suis un capitaine donc tout le monde il baisse le regard quand je les croise et ils mouftent pas« . Alors au début c’est cool, presque marrant limite, m’enfin après plus de 200 pages, quand ça revient à presque tous les chapitres, c’est lassant.

Beaucoup de longueurs.

Personnellement, j’aime les livres dynamiques avec des dialogues intéressants et de belles descriptions qui servent le récit. Or ici, la plupart du temps, il n’y a rien de tout ça. Je ne sais pas si ma chronique est aussi négative à cause du fait que je ne sois pas une grande fan de dark fantasy, mais j’ai tout de même trouvé que l’auteur donnait beaucoup dans la description inutile, longue et pompeuse.

Pour exemple, sans spoil, une bataille à lieu à la fin du roman, et elle prend bien 20% du livre. Au début, c’est intéressant, passionnant même. Au bout d’un moment on se lasse et on a qu’une envie : finir le bouquin.

L’intrigue stagne et en fait je n’ai rien trouvé de passionnant et à un moment donné je me suis même demandée comment l’auteur avait fait pour écrire autant sur … ça.

Je n’ai pas été une grande fan de la romance non plus. Certain diront qu’elle n’est le centre de l’histoire, mais moi je l’ai trouvée bien trop présente à mon goût.

À voir donc, pour ceux qui aiment la (dark) fantasy. Moi ça ne m’a clairement pas emballé.

Pas fait pour moi ?

J’ai mis plus d’un mois pour lire ce livre et je pense clairement que les univers de ce type sont peut être trop sombres et denses pour moi. J’ai un côté sensible qui fait que j’ai besoin de mes petites histoires d’amour toutes belles toutes propres et de personnages, si ce n’est beaux, avec un nombre de doigt normal et un nez au milieu de la figure.

 

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